La Custode, pour la communion des malades

Ce travail est le fruit de l‘Ecole de Théologie de la Comunauté Saint Martin. Il s’agit d‘une présentation de la liturgie dans tous ses objets, ceux-ci étant utilisés par les prêtres lors des cérémonies religieuses. Cette présentation a aussi une dimension culturelle visant à promouvoir l’art sacré.

Origines

La custode, du latin custos, c’est-à-dire « gardien », est un petit vase sacré destiné à contenir les hosties consacrées. Elle relève de la plus haute antiquité. Attestée dès le IVème s., elle ne se distinguait pas à l’origine de la pyxide, boîte précieuse d’origine profane, utilisée pour porter la communion aux malades. Elle avait alors de nombreux usages comme celui de contenir la réserve eucharistique, celui d’emporter le pain consacré dans son foyer, de porter la communion aux malades, ou encore celui de conserver des reliques.

Description

Sa forme évolua au cours des siècles, suivant l’évolution de la pyxide. Du IVème au IXème s., elle avait la forme d’une boîte taillée dans le buis, ou d’une boîte en métal ou en ivoire. Puis peu à peu elle prit davantage la forme d’un petit ciboire en métal précieux. Aujourd’hui, il en existe de bien des formes : petit ciboire (cf. ci-dessous, pyxide hollandaise du XVIIIème s.) ou simple réceptacle circulaire en métal précieux, parfois soudé à une soucoupe.

Utilisation

Aujourd’hui, les custodes sont prescrites et réservées pour transporter des hosties consacrées en dehors de la Messe, afin de porter la communion aux malades. Lors du transport,elle est elle-même contenue dans une bourse d’administration de soie blanche, laquelle est volontiers portée autour du cou ; elle est déposée sur un petit corporal lors du rite de communion du malade, et entourée de lumière.

Pour les curieux

On appelle également « custode » la lunule, petit réceptacle de forme circulaire en cristal ou verre contenant l’hostie placée dans l’ostensoir, mais aussi la boîte abritant la lunule déposée au tabernacle. Enfin, on appelle « custode » le supérieur religieux d’une custodie, chargé de la préservation d’un lieu saint (par exemple le Saint-Sépulcre de Jérusalem), mais aussi le sacristain ou encore le responsable d’un trésor.

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