En ce lundi de Pâques, sept séminaristes de 4e année ont été admis comme « candidats aux ordres sacrés ». Il s’agit d’une étape importante marquée par la prise de soutane. Que signifie cette étape ?
Une étape qui se prépare
En vue de cette admission, les séminaristes commencent par exprimer leur demande dans une lettre « écrite et signée de sa propre main » (Paul VI, Ad pascendum). Dans celle-ci, ils expriment leur libre demande d’être admis ainsi que les raisons de celle-ci. La rédaction de cette lettre est aussi le moyen de faire un bilan des premières années de formation.
Un rite marqué par un double mouvement
Après quatre ans de séminaire, l’Admission est le rite par lequel les séminaristes manifestent leur ferme intention de recevoir l’ordination. Ayant mûri leur discernement, ils demandent à l’Eglise de reconnaître leur désir et de les accueillir comme candidats au sacerdoce.
À cette manifestation publique répond un accueil public de la part de l’Ordinaire. Pour la Communauté, l’Ordinaire est le Modérateur général. Aidé par le supérieur de la Maison de formation et par le conseil des formateurs, celui-ci peut accepter cette demande s’il constate ce ferme propos ainsi que « les signes d’une vraie vocation » (Paul VI, Ad pascendum).
Ce « double mouvement » est bien manifesté dans les mots même du rite de l’Admission qui consiste en un dialogue entre ces candidats et l’Ordinaire, conclu par la remise du surplis.
Une reconnaissance qui responsabilise
L’Admission est marquée, à la Maison de formation, par la prise de soutane pour la Messe et les offices. Ce signe est fort d’abord pour les séminaristes mais aussi pour leur famille, invitée pour cette occasion. En effet, la soutane signifie l’appartenance totale à Dieu, et la consécration totale au Christ et à son Église à laquelle le séminariste se prépare.
Enfin, le séminariste est « tenu de prendre un soin particulier de sa vocation et de la développer en profondeur » (Paul VI, Ad pascendum). L’Admission résonne donc comme un appel à prendre toujours plus au sérieux sa vocation, à se laisser rénover par l’Esprit Saint, à laisser le Christ former en eux un cœur de pasteur.
Le rite de l’Admission se conclut ainsi :
« N. Et N., l’Église accueille avec joie votre projet. Ce que Dieu a commencé en vous, qu’il le mène à son terme. »
Prions pour ces nouveaux admis !

