Messe à la bougie : « Que la terre s’ouvre et germe le Sauveur »

Durant l’Avent, la messe Rorate est une manière bien spécifique d’attendre la venue du Sauveur. Retour sur les origines de cette messe source de bien des grâces.

Aujourd’hui, la messe Rorate est une messe votive en l’honneur de la Mère de Dieu célébrée pendant l’Avent. A travers cette messe, nous exprimons notre désir de l’attente du Sauveur à la suite de Marie, l’étoile qui nous conduit à Jésus.

Chanté au début de la messe, l’introït grégorien : « Roráte, cæli, désuper, et nubes pluant iustum : aperiátur terra, et gérminet Salvatórem» (Cieux, répandez d’en haut votre rosée, et que les nuées fassent pleuvoir le juste : que la terre s’ouvre et germe le Sauveur) nous fait implorer notre Redemption par la venue du Sauveur. Nous contemplons ainsi Marie, la terre féconde sur laquelle est tombée la rosée du ciel, la terre qui s’entrouvre et fait germer le Sauveur.

L’usage, qui nous vient des pays allemands, est de célébrer la messe Rorate avant le lever du soleil à la seule lueur des bougies. Les fidèles, une lanterne à la main, se rendaient à l’église malgré le froid hivernal. Nous pouvons voir ainsi l’image de l’âme sortant de des ténèbres pour s’avancer vers la lumière de Noël.

En réalité, la messe Rorate a pour origine la messe dite « d’Or » ou « Missa Aurea », célébrée le mercredi des Quatre-Temps.

Que veut dire Quatre-Temps ? Il s’agit d’une ancienne tradition liturgique que l’Église avait institué à chaque changement de saisons, du mercredi au samedi. Par cela, l’Église invite les hommes à rendre grâce à Dieu pour les fruits de la terre. Elle leur apprend à en faire un bon usage et à secourir ceux qui sont dans le besoin.

D’où vient l’appellation « Messe d’Or » ? Le terme « or » fait référence à une expression populaire pour montrer qu’une chose est exceptionnelle. Aussi, cela montre le caractère particulier que l’on attribue à cette messe et les grâces spéciales que l’on peut recevoir en y assistant.

Par la célébration de la Messe Rorate, nous nous tenons dans l’attente et le désir d’accueillir en notre cœur le « Roi de gloire ». Cette messe est donc le plus haut point de l’Avent : ce sont les préliminaires de la fête de Noël. Nous devenons des porteurs du Christ par la communion, tandis qu’il sera enfanté spirituellement en nous le jour de Noël. Préparons-nous donc à accueillir le Seigneur. « Que la terre s’ouvre et germe le Sauveur »

Vianney

Séminariste

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