Sub Signo Martini

Sous la bannière de saint Martin – la revue trimestrielle de la Communauté Saint-Martin

Notre revue se place sous le patronage de saint Martin, patron céleste de la Communauté. Lors des temps forts de l’année liturgique, le Sub Signo Martini veut être un soutien pour votre vie chrétienne autant qu’un lien avec notre famille spirituelle.

Quatre fois par an, en septembre, décembre, mars et juin, il vous propose :

  • Un enseignement spirituel pour bien vivre le temps liturgique
  • Un dossier spécial consacré aux grands thèmes de la foi et de la vie de l’Église
  • Une chronique familiale des événements marquants de la vie de la Communauté et de nos ministères
  • Des informations concernant nos activités : récollections, camps d’été

Sub Signo Martini – Hors-Série n°3

La liturgie, chemin vers Dieu

Don Paul Préaux

Voici quatre motifs qui ont conduit à l’édition de ce Hors-série !

1/ Recevez-le d’abord comme un témoignage de reconnaissance de la Communauté saint Martin. Elle a tellement reçu de l’Eglise, en particulier dans le domaine de la liturgie. Voyez-y aussi un hommage appuyé à son fondateur Mgr Jean-François GUERIN qui vivait avec une telle intensité ce grand Mystère de la liturgie.

2/ La liturgie constitue le cœur vital de la vie de l’Eglise. Elle a pour but d’édifier, de stimuler et de nourrir notre vie de fils adoptifs, en l’abreuvant à sa source : le Christ présent en elle. Elle est tout à la foi mystère, action et vie. On pourrait donc appliquer à la liturgie, ce que saint Bernard disait de Marie « de nunquam satis » (on ne pourra jamais en dire assez) ! En effet, «toute célébration liturgique, en tant qu’œuvre du Christ prêtre et de son Corps qui est l’Eglise, est l’action sacrée par excellence dont nulle autre action de l’Église ne peut atteindre l’efficacité au même titre et au même degré… C’est donc à juste titre que la liturgie est considérée comme l’exercice de la fonction sacerdotale de Jésus-Christ, exercice dans lequel la sanctification de l’homme est réalisée d’une manière propre à chacun d’eux, et dans lequel le culte public intégral est exercé par le Corps mystique de Jésus-Christ, c’est-à-dire par le Chef et par ses membres…

3/ La liturgie a une dimension missionnaire. Une belle liturgie est un puissant moyen d’évangélisation. Le Pape François a écrit : « L’évangélisation joyeuse se fait beauté dans la liturgie, dans l’exigence quotidienne de faire progresser le bien. L’Église évangélise et s’évangélise elle-même par la beauté de la liturgie, laquelle est aussi célébration de l’activité évangélisatrice et source d’une impulsion renouvelée à se donner. ».

4/ Enfin, la visée de cet ouvrage est incontestablement pédagogique. La transmission de la foi ne se fait pas seulement avec les paroles : elle exige un rapport avec Dieu à travers la prière qui est la foi elle-même à l’œuvre. Et, dans cette éducation à la prière, la liturgie est décisive, avec son propre rôle pédagogique, dans lequel le sujet éduquant est Dieu lui-même et où le vrai éducateur à la prière est l’Esprit Saint. Sa pédagogie contribue grandement à bâtir l’homme intérieur. Aussi, ce livret voudrait modestement servir d’outil pédagogique en faveur de l’ars celebrandi qui est « le premier moyen de favoriser la participation du Peuple de Dieu au Rite sacré». « Pour un ars celebrandi correct, continue le Pape Benoît XVI, il est tout aussi important d’être attentif à toutes les formes de langage prévues par la liturgie : parole et chant, gestes et silence, mouvements du corps, couleurs liturgiques et vêtements » et d’ajouter : « la simplicité des gestes et la sobriété des signes, effectués dans l’ordre et dans les moments prévus, communiquent et impliquent plus que le caractère artificiel d’ajouts inopportuns ».

Inutile de vous dire ma joie, et aussi ma fierté, de mettre ce livre à votre disposition.

Don Paul PréauxModérateur général

Sub Signo Martini – Hors-Série n°2

Saint Martin, le miséricordieux

Don Paul Préaux

Nous célébrons cette année 2016, le 1700ème anniversaire de la naissance de saint Martin (316-397). Année de grâce que nous voulons vivre au cœur de l’Année sainte de la Miséricorde décrétée par le Pape François. Quel beau signe de la Providence, puisque saint Martin est appelé en Orient : le Miséricordieux.

Il mérite cette appellation en raison de sa très grande charité tant vis-à-vis de Dieu que des pauvres. Dans les campagnes auprès des paysans païens comme à la Cour, dans la solitude de son monastère comme dans son évêché, Saint Martin manifeste toujours une humilité et une charité exemplaires ; persévérant toute sa vie dans le jeûne et la veille, « l’élan de son âme était toujours tourné vers le ciel ». S’il a une réelle conscience de sa pauvreté humaine, il croit de toutes ses forces que du cœur de la Trinité jaillit et coule sans cesse le grand fleuve de la miséricorde divine pour lui-même et pour tous les hommes, car la miséricorde « dépasse les frontières de l’Église ». « Jamais Martin n’a laissé passer une heure, un moment sans se livrer à la prière ou s’absorber dans la lecture, et encore, même en lisant ou en faisant autre chose, jamais il ne cessait de prier Dieu. Jamais personne n’a vu Martin s’irriter, ni s’émouvoir, ni s’affliger, ni rire. Toujours un, toujours le même, le visage resplendissant comme d’une joie céleste, il semblait en dehors de la nature humaine. Dans sa bouche, rien que le nom du Christ, dans son âme, rien qu’amour, paix et miséricorde ».

Saint Martin fut aussi le premier Confesseur (non martyr) objet d’un culte public en Occident. Ses Reliques attirèrent pendant de nombreux siècles des foules de pèlerins, et il est considéré comme le saint protecteur de la France, et aussi de la Communauté qui porte son nom depuis maintenant 40 ans (1976).

Que saint Martin, le soldat du Christ, le moine ermite, l’apôtre infatigable, le pasteur admirable, nous obtienne du Seigneur de vivre et de témoigner de Sa Miséricorde là où Dieu nous attend !

Un collectif de 20 prêtres engagés en France dans la Nouvelle Evangélisation présente le visage de Martin sous un angle original alors qu’est fêté son jubilé un peu partout en France. Modèle  d’un apostolat placé sous  le signe de la Miséricorde, les auteurs soulignent le côté très actuel  de cette figure de l’évangélisation tant pour les prêtres que pour les fidèles. Un outil sérieux et facile pour que chacun trouve sa place dans la mission. 

Don Paul PréauxModérateur général

Sub Signo Martini – Hors-Série n°1

Vouloir et former des prêtres

Don Louis-Hervé Guiny

Vouloir et former des prêtres. C’est une ambition bien audacieuse que d’aspirer et de vivre un tel ministère. Pourtant, à sa place, toute sa place et rien qu’à sa place, la Communauté Saint-Martin, de par le charisme de son fondateur a reçu pour mission de l’Église de former des prêtres prêts à servir les évêques dans leur ministère. Aujourd’hui, c’est plus de 100 prêtres qui ont été formé dans la communauté qui servent l’Église et 80 séminaristes qui se préparent à la servir. Au regard de la longue expérience de certaines traditions de formation sacerdotale, l’expérience de la Communauté semble bien petite : un peu moins de 40 ans. Qu’importe ! Les « petites pousses » peuvent enrichir le paysage ecclésiale. C’est dans cette optique que nous avons pensé ce hors-série sur la formation sacerdotale. Il reprend un certain nombre d’articles publiés dans la revue de la Communauté Saint-Martin depuis plus de 10 ans. Il était temps et peut-être utile je l’espère d’unifier ce travail en regroupant et en classant les articles afin de donner une vision plus générale de la manière dont est envisagée et vécue la formation des prêtres dans la communauté.

Don Louis-Hervé GuinyResponsable de la formation

Sub Signo Martini

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