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Ouest-France 24/10/2012

Les prêtres de la Communauté Saint-Martin rencontrent les Évronnais.

les-pretres-de-la-communaute-saint-martin-rencontrent-les-evronnaisLes prêtres de la Communauté Saint-Martin rencontrent les Évronnais

En vente depuis plusieurs années, l’abbaye d’Évron sera cédée par les soeurs de la Charité à la communauté Saint-Martin. La communauté Saint-Martin va racheter l’abbaye pour 2,8 millions d’euros et y réaliser des travaux à hauteur de 3 millions (Ouest-France du mercredi 24 octobre).

Une première réunion publique très suivie

Vendredi soir, plus de trois cents résidents de la paroisse et des environs se sont rassemblés à la salle des Quatre-Vents. Deux prêtres de la communauté Saint-Martin, avec Don Paul Préau, modérateur général, Lavallois d’origine, accompagné de quatre séminaristes, ont animé cette première réunion publique très attendue. Le père David Dugué, curé en charge de la paroisse des Coëvrons, a accueilli toute cette foule. L’un des participants, surpris, a lâché : « Ce soir, il y a plus de monde que le dimanche matin à la messe ! »

Volonté de la communauté de s’intégrer

Cette soirée a démontré la vive volonté de la communauté de s’intégrer à la vie locale, de participer à son animation religieuse, mais aussi, de manière plus large, de la faire vivre. Par exemple, par le football, qui est une de leur passion aussi. Verra-t-on un jour à Évron une finale nationale inter-séminaires ?

Qui sont ces prêtres ?

Une seule question trottait dans toutes les têtes : Qui sont ces prêtres de la communauté Saint-Martin ? « Nous sommes une association de droit pontifical, c’est-à-dire relevant du Vatican, explique le père Paul Préau. Nous ne sommes pas des moines, mais une communauté de prêtres ouverte sur la vie extérieure. Nous sommes des hommes du concile Vatican II. Si nous portons la soutane, c’est uniquement un choix de vie de notre communauté. Nous assurons une formation à des hommes, en six années, pour devenir prêtre, en trois modules fondamentaux : spirituel, intellectuel et pastoral. »

L’abbaye d’Évron, un choix « naturel »

Et de poursuivre : « Après avoir visité dix-sept lieux différents, au préalable, notre choix s’est porté sur l’abbaye d’Évron, de manière naturelle. Ici, nous avons tout ce que nous désirons : l’antériorité bénédictine, l’expérience de 330 années des religieuses, leur spiritualité, des exemples pour notre jeune communauté créée par l’abbé Jean-François Guérin, en 1976. Il y a aussi de l’espace. Nous devons nous soucier du devenir de nos frères, lorsqu’ils ne pourront plus exercer leur mission, même si nous sommes encore jeunes. »
« Nous ne serons fermés à personne, souligne-t-il. On s’inscrit dans une continuité dans le renouveau. »

De nombreuses questions

De nombreuses questions ont été posées : l’accès à l’orgue, l’ouverture des jardins au public, la semaine des arts sacrés, l’exposition du trésor, l’extension au doyenné… Les réponses se résument par un engagement : « Notre ferme volonté est de s’inscrire dans la vie locale, insiste le père Paul Préau. Nous sommes des prêtres issus de Vatican II, rappelez-vous bien de cela. » Il a confirmé que trois hommes, prêtres et diacres ou séminaristes, occuperaient probablement le presbytère actuel, au service de la paroisse, en collaborant avec tous les bénévoles en place, envoyés par la communauté.

Réactions

« Ils ont l’air de vouloir être ouverts, souligne Jean-François Poinot, un Évronnais athée. Je les remercie vivement d’avoir fait le premier pas, de venir à nous rapidement. » « Je suis très satisfaite de leurs propos, annonce Lucie Dieudonnée, chargée des familles à la paroisse. Ils ont un sens d’ouverture, de continuité. Ils expriment le fort désir de collaborer avec les paroissiens. »