Carême 2016 avec la Communaute Saint Martin

Découvrez chaque jour : l‘Évangile, une méditation et un moyen d’offrir vos efforts de Carême !

Dimanche 27 mars 2016

Dimanche de Pâques

Méditation

Vigile Pascale

Le premier jour de la semaine, à la pointe de l’aurore, les femmes se rendirent au tombeau, portant les aromates qu’elles avaient préparés. Elles trouvèrent la pierre roulée sur le côté du tombeau. Elles entrèrent, mais ne trouvèrent pas le corps du Seigneur Jésus. Alors qu’elles étaient désemparées, voici que deux hommes se tinrent devant elles en habit éblouissant. Saisies de crainte, elles gardaient leur visage incliné vers le sol.
Ils leur dirent : « Pourquoi cherchez-vous le Vivant parmi les morts ? Il n’est pas ici, il est ressuscité. Rappelez-vous ce qu’il vous a dit quand il était encore en Galilée :     ‘Il faut que le Fils de l’homme soit livré aux mains des pécheurs, qu’il soit crucifié et que, le troisième jour, il ressuscite.’ »

Alors elles se rappelèrent les paroles qu’il avait dites. Revenues du tombeau, elles rapportèrent tout cela aux Onze et à tous les autres. C’étaient Marie Madeleine, Jeanne,
et Marie mère de Jacques ; les autres femmes qui les accompagnaient disaient la même chose aux Apôtres. Mais ces propos leur semblèrent délirants, et ils ne les croyaient pas.
Alors Pierre se leva et courut au tombeau ; mais en se penchant, il vit les linges, et eux seuls. Il s’en retourna chez lui, tout étonné de ce qui était arrivé.

Luc 24, 1-12

Messe du jour de Pâques

Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin ; c’était encore les ténèbres. Elle s’aperçoit que la pierre a été enlevée du tombeau. Elle court donc trouver Simon-Pierre et l’autre disciple, celui que Jésus aimait, et elle leur dit : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l’a déposé. » Pierre partit donc avec l’autre disciple pour se rendre au tombeau.
Ils couraient tous les deux ensemble, mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau. En se penchant, il s’aperçoit que les linges sont posés à plat ; cependant il n’entre pas. Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour. Il entre dans le tombeau ; il aperçoit les linges, posés à plat, ainsi que le suaire qui avait entouré la tête de Jésus, non pas posé avec les linges, mais roulé à part à sa place.
C’est alors qu’entra l’autre disciple, lui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit, et il crut.
Jusque-là, en effet, les disciples n’avaient pas compris que, selon l’Écriture, il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts.

Jean 20, 1-9

Méditation

À Pâques nous célébrons la victoire définitive sur le péché et sur la mort et par nos alléluias sans fin nous acclamons celui qui est le vainqueur, le Christ ressuscité et vivant, notre Seigneur, Jésus, le même hier, aujourd’hui et pour les siècles des siècles. Et pourtant, dans les évangiles de cette fête, tant celui de la Vigile que celui de la Messe du jour, Jésus est absent. Nous n’en sommes pas encore aux rencontres bouleversantes avec le ressuscité. Pâques est la fête du Christ ressuscité, mais absent. Oui, dès le soir de Pâques il apparaîtra aux femmes et aux disciples, et il continuera pendant quarante jours. Mais justement, ce sont des apparitions. Certes, l’Église naissante avait besoin de ces apparitions pour consolider sa foi et nous nous nourrissons des témoignages qu’elle nous a laissés dans les Écritures, mais fondamentalement Pâques est un mystère de foi. Dans son essence, Pâques c’est le tombeau vide. S’il ne faut pas chercher le vivant parmi les morts, il ne faut pas non plus le chercher parmi nous, comme si la résurrection était un retour à la vie d’avant. Désormais le Christ, premier-né d’entre les morts, est entré dans la gloire de Dieu. Il n’est plus de ce monde, mais il est le Seigneur du monde. S’il est parti, c’est pour nous envoyer l’Esprit. À la fin de ce long Carême nous ne pouvons donc pas nous arrêter, mais nous devons continuer notre marche jusqu’à la Pentecôte. Car c’est par l’Esprit que nous sommes rendus semblables au Christ, afin d’entrer avec lui et à sa suite dans la gloire du Père.